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Le Jebel Sahro
Fief des Aït Atta,
tribu berbère de tradition pastorale, le Jebel Sarhro est un
massif offrant des paysages grandioses et
spectaculaires, d'une nature minérale: gorges, pitons, pains
de sucre, dykes (rivières de lave)...
Un massif à découvrir en randonnée
à pied, à dos de mulet, ou à VTT et
avec des gens du pays !
Présentation
géographique: le massif culmine à 2712m
et s'étend d'est en ouest entre les vallées du
Ziz et du Draa, au sud de la vallée du Dadès et
au nord du Sahara.
Région très inaccessible et rurale par
excellence, d'une population d'environ 68.000 habitants, avec seulement
deux gros bourgs situés sur le seul axe routier majeur et
goudronné (axe est-ouest au pied du flanc sud) : N'Kob et
Tazzarine.
Les traversées nord-sud se font par trois cols parcourus par
des pistes difficiles et très spectaculaires: le col du
Tazarerte (2283m), le col du Kouaouch 2592m), et le col du Tagmout
(1919m).
Rappel historique:
Charles de Foucault, parti dans le sud marocain en quête de
spiritualité, est un des premiers voyageurs occidentaux
ayant
exploré le Jebel Sarhro, ses récits furent
publiés
en 1888 à Paris ("Reconnaissance au Maroc"). La richesse
ethnologique des renseignements rapportés lui valut la
médaille de la Société
Géographique de
Paris.
Le Jebel Sarhro fut plus tard le cadre d'une des plus formidables
épopées de la guerre franco-marocaine (1933),
dans
laquelle les troupes françaises alliées
à celles
du Sultan du Maroc firent face à une résistance
impressionnante et héroïque des tribus Aït
Atta. C'est
dans ce massif que le célèbre capitaine
Bournazel, un des
protagonistes de cette guerre, fut tué. Les Ait Hatta,
inférieur en nombre, finirent par capituler
forçant
l'admiration de leurs opposants pour leur courage exemplaire.
Populations: on y trouve quelques rares villages de pierres et
de pisé, où d'ingénieux
systèmes d'irrigation permettent la culture du
blé, de l'orge, de légumes et d'arbres fruitiers
(amandiers, noyers et quelques pêchers).
La khaïma, tente nomade traditionnelle, faite de fines
bandelettes en poils de chèvre, y reste une des
survivances de la tradition pastorale des Aït Atta,
éleveurs de moutons et chèvres qui changent de
pâturages une ou deux fois par mois et
qui pratiquent la transhumance, quittant ces terres
minérales transformées en désert
brûlant pendant la période estivale, pour remonter
vers le nord.
Cette tradition nomade explique l'esprit d'indépendance et
de liberté qu'ont toujours cultivé les
Aït Atta.

Ecotourisme:
Quel tourisme pour le Jebel
Sarhro?
La beauté des lieux attire les randonneurs et les 4X4 qui
déboulent armés d'appareils photos mais
n'apportent pas grand chose de positif et d'enrichissant à
cette fragile économie locale.
Si vous choisissez cette destination, pensez aux gens qui y vivent, et
essayer de faire en sorte que votre voyage soit à la fois un
enrichissement pour vous et pour les populations locales, qu'il
permette d'aider à la sauvegarde de l'identité
culturelle locale et du patrimoine naturel. Cela veut dire
vérifier que les gens par lesquels vous organisez votre
voyage soient sensibles à une véritable approche
écotouristique.
Si vous organisez votre voyage seul, prenez au moins un guide
local.

Notre sélection
d'hébergement et de partenaire pour découvrir le
Jebel Sarhro dans un esprit écotouristique:
Kasbah
Baha Baha
Découvrez un aperçu du Maroc
nature en quelques images :
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